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Ca veut dire quoi être adhérent du Parti socialiste ?

Il n’y a pas de modèle unique de l’adhérent. Certains prennent des responsabilités au sein de leur section (niveau communal) ou de leur fédération (département) voire nationales.

Certains autres acceptent de concourir au suffrage universel et deviennent des élus.

La majorité participe aux réunions de section, aux distributions de tracts ou pour les plus volontaires, aux collages d’affiches. D’autres limitent leur action à la participation aux différents votes internes qui permettent de déterminer l’orientation du Parti socialiste.

Il n’y a pas de règle. Chacun doit pouvoir trouver sa place en fonction de ses envies et du temps dont il dispose. Souvent l’implication de chacun varie avec le temps, il n’existe pas de modèle. Une implication même modeste contribue au renforcement du parti socialiste et au rayonnement de ses idées.

Quels sont les droits du militant socialiste ?

Il peut voter dans toutes les consultations internes : projet, investitures pour les candidatures aux différentes élections (municipales, cantonales, régionales, législatives, présidentielles, référendaires). Il peut être candidat à la candidature pour les mêmes échéances.

Combien coûte l’adhésion ?

La cotisation minimum annuelle en vigueur à la section de Wattrelos est de 45 €. Elle varie ensuite en fonction d’un barême qui tient compte des possibilités de chacun.

J’adhère aujourd’hui et ensuite ?

Dès réception de votre demande d’adhésion, la section prend contact avec vous.

Elle vous invitera à participer à ses réunions et ses initiatives. Vous serez tenu informé-e des activités de la fédération et de la section. Vous recevrez dans les semaines qui suivent votre carte d’adhérent-e et l’Hebdo des socialistes.

Comment adhérer ?

Auprès de la section de Wattrelos

Sur le site de la section : ps.wattrelos@numericable.fr Nous contacter ou par courrier : PS Wattrelos 39, Rue Jeanne D’arc 59150 Wattrelos

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Dimanche 15 novembre 2009

Tribune publiée dans l'Humanité du 2 novembre dernier
Par Benoit Hamon (porte-parole du Parti Socialiste) Gérard Filoche (Inspecteur du travail, PS), Nathalie Arthaud (porte-parole de Lutte Ouvrière), Olivier Besancenot (porte-parole du NPA), Pierre Laurent (coordinateur national du PCF), Noël Mamère (député vert), Willy Pelletier (coordinateur général de la Fondation Copernic).

Dans quel aveuglement, étions-nous. Et dans quelle erreur  ! Naïvement nous pensions que les accidentés du travail étaient des victimes. Les victimes d’une guerre économique innommée, qui prend l’intérieur des entreprises pour théâtre des opérations. Des victimes de masse d’ailleurs  : 720 150 accidents avec arrêt par an, 46 436 accidents avec incapacité permanente, 37millions de journées d’indemnisation, 700 morts, 4 500 mutilés. Des victimes mal indemnisées, qui perçoivent 80 % puis 60 % seulement d’un salaire journalier assez faible, lié aux métiers d’exécution d’où proviennent la plupart des accidents du travail. Nous pensions les accidentés frappés par les franchises médicales, les déremboursements de soins. Nous savions irréparables,  souvent, les conséquences sur leur carrière.

 Nous avions tort. Les accidentés du travail sont des privilégiés. Les députés UMP le rappellent justement qui, par voie législative, proposent d’imposer leurs indemnités jusqu’alors épargnées. Cela rapportera 150 millions d’euros. Pour les accidentés, pourquoi accepter ce « passe-droit » fiscal, jusqu’alors toléré  ?

Ce « passe-droit », pourquoi leur était-il consenti  ? Après tout, des passe-droits, n’y en a-t-il pas assez  ? Avec le bouclier fiscal, les baisses de l’impôt sur la fortune, les allégements des droits de mutation et de succession, le prélèvement forfaitaire libératoire sur les dividendes, le crédit d’impôt sur les intérêts d’emprunt immobilier… Sur les 11 milliards d’euros par an de réduction d’impôt décidés par le gouvernement, 70 % profitent aux 20 % des foyers les plus aisés. Alors, oui, il était grand temps d’agir. Et urgent, vraiment, de récupérer 150 millions dans les poches des accidentés du travail.

Cet été, Christian a eu le bras broyé dans un chantier. Fiscalement, il est devenu privilégié. Était-ce plus longtemps tolérable  ?
 Éric s’est fait amputer de plusieurs doigts par sa machine. Fiscalement, il est devenu privilégié. N’est-ce pas dérogatoire à l’égalité  ?
Michèle, épuisée par la mobilité forcée, les objectifs intenables, les harcèlements perpétuels du « new management », s’est enfoncée dans la dépression. Yohann a chuté d’un échafaudage, il est paralysé. Fiscalement, ce sont des privilégiés. 
Cela pouvait-il durer  ?

Certes, la Caisse nationale des accidents du travail et des maladies professionnelles est excédentaire du fait des sous-évaluations qui reportent les frais sur la Caisse d’assurance maladie. Ne pas toucher aux indemnités des accidentés du travail était possible. Aurait-ce été juste  ? Les accidentés du travail n’ont, après tout, perdu que la santé, perdu qu’un membre, perdu qu’une vie passée au travail, généralement pour rien, perdu qu’un avenir, perdu que leurs revenus, perdu parfois qu’ une vie familiale. Grâce aux députés UMP, l’administration fiscale saura, elle, ne pas les perdre de vue.

Vestige, la République porte toujours, à son fronton, ce mot devenu vide de sens  : « fraternité ». Mais si l’on veut fiscalement sauver les riches, il faut bien taxer les pauvres. Atomisés, ils ont le bon goût de se défendre rarement. Et des beaux quartiers, nul jamais ne les voit. Les pauvres ne doivent-ils pas manifester quelque solidarité envers les plus fortunés, de moins en moins imposés  ?

Les 150 millions d’euros ramassés là, sur les accidentés du travail, certainement serviront. Lors du récent rachat par BNP Paribas, avec six mois d’avance, des 5,1 milliards d’euros d’actions de préférence souscrites pendant la crise par l’État français, ce dernier n’a touché aucune plus-value. L’État a dû se contenter de 226 millions euros d’intérêts alors qu’il aurait pu, au regard de l’évolution du cours de BNP Paribas, encaisser 5,8 milliards d’euros. Tout est dit. Comparons les volumes 
financiers. Comparons les populations ciblées, les clientèles exonérées.

Pourquoi l’accepter, quand la France est déjà leader mondial des « niches fiscales »?
En 2009, 464 dispositifs d’optimisation fiscale ont permis aux contribuables, généralement les plus aisés, d’économiser 70 milliards d’euros d’impôts  !
 Alors, autant mettre à contribution les accidentés du travail. N’est-ce pas la réponse appropriée  ?
Par L'Humanité - Publié dans : PS.WATTRELOS - Communauté : Les blogs socialistes
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Samedi 14 novembre 2009

Le satisfecit que s’est décerné Brice Hortefeux est proprement incroyable quand on connaît la réalité vécue par les Français et par les forces de l’ordre.

Après huit mois de hausse continue, les chiffres du mois d’octobre suffisent à lui faire dire qu’il a « inversé la tendance en matière de lutte contre la délinquance »… Huit mois de hausse, un mois de léger mieux : succès total !
Pour les violences physiques, le rapport du très sarkozyste Observatoire national de la délinquance note, dans une formule qui ferait rire si le sujet n’était pas si grave, une « fin d’accentuation de la hausse ». De l’art de présenter une dégradation de la situation sous un angle positif !

Plutôt que d’essayer d’enjoliver une situation grave, le ministre de l’Intérieur devrait plutôt écouter les syndicats policiers qui dénoncent tous une politique stérile fondée sur la course aux chiffres, sans rapport avec son efficacité réelle. Une course qui depuis sept ans se fait au détriment d’une politique d’investigation et d’enquête, au détriment des résultats pour les Français. À cause des choix du gouvernement, la confiance des Français à l’égard de leur police est menacée.

L’opération de mystification lancée par Brice Hortefeux ne trompe personne. Le climat au sein de la police ne cesse de se dégrader et les chiffres dévoilés aujourd’hui ne sont que des caches misères à vocation promotionnelle, destinés à remettre en selle un ministre de l’Intérieur totalement dépassé par la montée de l’insécurité.

Brice Hortefeux tente de masquer d’autres chiffres plus inquiétants ; ceux de la purge organisée des effectifs. 2744 emplois de policiers et gendarmes sont supprimés dans le budget 2010.


Par Jean-Jacques Urvoas - Publié dans : Parti Socialiste - Communauté : Les blogs socialistes
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Jeudi 12 novembre 2009

C’est à l’approche de l’hiver, quand s’accroît l’attention des Français et des médias à l’égard des personnes sans domicile, que le Secrétaire d’Etat au Logement a choisi de communiquer sur le sujet. Mais aligner des bonnes intentions sans moyens ne fait pas longtemps illusion. Les annonces de Benoist Apparu sont très insuffisantes au regard de besoins.
Il est irresponsable de proposer l’accompagnement de personnes en grandes précarité et fragilité par des jeunes, certainement de bonne volonté, mais forcément ni rodés ni formés à l’accompagnement social et humain de ces publics. C’est totalement méconnaître le professionnalisme des acteurs sociaux de terrain et mettre en difficulté à la fois ces professionnels, les jeunes accompagnants et les publics concernés.

Il ne sert à rien de parler d’hébergement si l’on ne s’attaque pas aux causes de la « mise à la rue ». On ne peut envisager une politique de l’urgence sans relais avec d’autres politiques nationales, d’autres ministères. Alors qu’il faudrait agir fortement en prévention de l’exclusion, on reste sur des mesures destinées à panser les blessures sociales engendrées par la politique nationale de l’actuel gouvernement.

La question de l’hébergement et de l’urgence n’a de sens qu’au regard d’une politique ambitieuse en matière de logement. Là aussi les propositions du secrétaire d’Etat sont un peu courtes. Et pour cause !
Comment oublier que l’Etat ne cesse de se désengager pour le logement, droit fondamental, essentiel pour l’autonomie et la dignité de la personne, base de la cohésion nationale et territoriale ?
Comment oublier que le droit au logement opposable n’est resté qu’un vœu pieu, sans concrétisation pour des millions de nos concitoyens ?

Le droit au logement est d’abord une question de volonté politique. Il revient aux élus, et non aux Préfets, de prendre l’entière responsabilité de sa mise en œuvre. Le Parti Socialiste regrette qu’un gouvernement qui devait faire du logement « un chantier national » s’en tienne à quelques mesures d’urgence qui ne font que cacher la misère de ses propositions et de sa vision en matière de logement et de justice sociale.

Communiqué de Nathalie Perrin-Gilbert,

Par Nathalie Perrin-Gilbert - Publié dans : Parti Socialiste - Communauté : Les blogs socialistes
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Lundi 9 novembre 2009

Martine Aubry  dans un entretien au JDD  veut conjurer vingt ans de néo-libéralisme et fustige les coups de menton de Nicolas Sarkozy.

 

                               Martine Aubry JDD   

On dit souvent que la gauche ne s’est pas remise de la chute du mur de Berlin?
La gauche a baissé la garde à la fin du communisme. Nous avons laissé le capitalisme s’emparer et se griser d’un événement qu’il a présenté comme sa victoire. Le mur de Berlin est tombé, mais le mur de la finance s’est levé et a étouffé l’économie réelle. On a privilégié le court terme: les profits pour certains, au détriment d’un projet collectif porteur de progrès.

Quand la menace communiste existait, le capitalisme se tenait mieux?
Disons plutôt qu’à la chute du Mur, le capitalisme s’est retrouvé comme seul modèle dans le monde et qu’alors un capitalisme ultralibéral est né et s’est cru tout permis. Ce sont ces mêmes libéraux américains qui ont débarqué dans les pays de l’Est avec la volonté de détruire tout ce qui représentait le régime antérieur, en particulier l’Etat et les services publics, laissant la place à l’enrichissement de quelques-uns et au règne des mafias.

Donc, ce 9 novembre n’est pas "votre anniversaire"?
Au contraire, la fin des régimes communistes, c’est mon histoire, et celle de la gauche démocratique! C’est aussi la réunification de l’Allemagne et l’élargissement de l’Europe. Mais je mesure l’erreur des progressistes: nous avons cru que le retour de la liberté suffirait à tout régler… L’Europe n’a pas été au rendez-vous après 1989. On aurait dû accompagner les ex-pays de l’Est dans un régime de transition conservant un Etat protecteur et faisant naître un marché efficace.

Vous en voulez aux grands dirigeants de l’époque?
J’en ai beaucoup parlé avec mon père, qui aurait voulu que l’Europe s’implique davantage dans la construction de ce nouveau monde… Mais au-delà de cette analyse du passé, sachons en tirer les leçons pour l’avenir: le triomphe de l’ultralibéralisme a été une illusion. La crise économique a montré combien ce système marchait sur la tête. C’est bien un nouveau modèle que la gauche doit construire.

Une gauche qui n’est donc plus social-libérale?
Certains ont considéré que la financiarisation de l’économie était le comble de la modernité. Mais la gauche en France a mieux résisté à cette idée fausse. Et aujourd’hui, le Parti Socialiste est uni autour d’une idée simple et forte: le dérèglement est tel qu’il ne s’agit plus d’amender le libéralisme ou de corriger ce capitalisme à la marge. Il s’agit de changer le système, de changer de système. C’est à cela que nous travaillons…

Vous revenez aux slogans d’avant 1983, la "rupture avec le capitalisme" abandonnée au contact du réel?

Laissez les slogans et parlez du réel, justement: l’ultralibéralisme nous a envoyés dans le mur. Or, aujourd’hui, tout revient comme avant la crise! Les rémunérations des hauts dirigeants, les bonus des traders, les stock-options, les avantages d’une minorité, alors que les inégalités s’accroissent et que le pouvoir d’achat stagne pour le plus grand nombre. Face à cela, un Président qui parle de régulation mais refuse de discipliner qui que ce soit. Expliquez-moi pourquoi les députés UMP n’ont pas voté la proposition socialiste d’augmenter de 10% les impôts pour ces banques, sauvées par l’argent public, dont les profits sont aujourd’hui de retour et qui ne financent pas les PME?

Vous regrettez le ralliement du PS au marché?
Le marché, c’est l’initiative et l’innovation, ce qui me va parfaitement. Mais les principes qui le déterminent, la concurrence, l’individualisme, le court terme ne peuvent s’appliquer aux biens collectifs - l’éducation, la santé et encore moins à la société. Le marché doit être régulé, sinon il peut être destructeur pour l’économie. Prenez ce sous-traitant de l’automobile, Molex, dont la France a suivi l’agonie. Une entreprise rachetée par des actionnaires américains, qui l’ont vidée de sa substance avant de l’exécuter. Le Parti Socialiste a proposé, dans un cas comme celui-là, la mise sous tutelle judiciaire d’une entreprise mise en danger par son actionnariat.

Cela changerait quoi?
Pour Molex, cela aurait empêché ce pillage à la hussarde d’une entreprise performante et profitable… De même, le gouvernement devait exiger des grandes entreprises automobiles qu’elles refusent de transférer leurs commandes aux Etats-Unis. L’Etat aide l’automobile, il peut exiger un comportement décent…

Il s’agit plus de volontarisme que d’un changement de système.
Le changement, c’est une preuve. Il faut installer un cadre législatif, qui force à changer de logique. Un exemple? Refonder l’impôt sur les sociétés, le moduler à des taux différents pour favoriser les entreprises qui réinvestissent une partie de leur profit en recherche, en équipements ou en formation, par rapport à celles qui les distribuent largement à leurs actionnaires. Je ne connais pas de patron sérieux qui s’opposera à cette mesure.

Nicolas Sarkozy, lui aussi, a son arsenal de discours et de mesures régulatrices?
Vous plaisantez? Le Président a une large panoplie de discours, le doigt levé contre les "patrons voyous" et les coups de menton contre les abus des banquiers. Mais d’actes concrets et efficaces, jamais! Ce n’est pas l’étalement des bonus qui changera la donne. Il aurait fallu les limiter, supprimer les stock-options pour les grandes entreprises, encadrer les hautes rémunérations; nous l’avons proposé à l’Assemblée, prenant, là aussi, au mot les discours du Président! Mais, bien sûr, l’UMP, le parti du Président, n’a pas voté cette mesure de bon sens.

Vous soutenez le grand emprunt pour sa part de volontarisme?
C’est une opération médiatique: la France n’a pas de problème pour emprunter sur les marchés financiers. Un emprunt auprès du public implique qu’on donne des avantages à ceux qui souscrivent: on va donc ajouter un cadeau fiscal de plus pour les privilégiés et une charge complémentaire pour les contribuables? En revanche, il y a à l’évidence besoin de relancer l’économie et de préparer l’avenir. Mais mobilisons déjà pour cela les 50 milliards de cadeaux fiscaux et de nouvelles niches fiscales réalisés par la droite depuis 2002!

Et comment dépenseriez-vous cette cagnotte?
De trois manières. En relançant l’économie par le soutien au pouvoir d’achat des ménages pour relancer la consommation. C’est indispensable. L’économiste de la Caisse des dépôts Patrick Arthus le demandait lui-même cette semaine. En préparant l’avenir: en investissant dans la recherche, en accompagnant l’industrie dans sa transformation "verte" - je préfère dire "durable"… En mettant en place un plan de transports collectifs carbone zéro. C’est aussi l’idée de Borloo. Qu’on lui donne les moyens! Et enfin, nous proposons un fonds d’intervention pour aider les PME. J’ai dit au Premier ministre que les régions socialistes déjà très engagées pourraient accompagner l’Etat sur de telles actions.

"Les régions socialistes"… C’est une entité cohérente, dont vous seriez la contre-présidente?
En tout cas, les régions, elles, ont fait face à la crise comme d’ailleurs les autres collectivités locales de gauche! Leur plan de relance a été deux fois supérieur à celui de l’Etat. Et leur action est actuellement menacée par les réformes territoriales et fiscales du gouvernement. Les modalités choisies par le gouvernement pour réformer la taxe professionnelle sont aberrantes. Les collectivités locales n’auront plus de prise sur la fiscalité des entreprises et ne pourront donc plus agir que sur les impôts des ménages. Pour la gauche, c’est un piège mortel que Nicolas Sarkozy tente d’imposer. On étrangle nos collectivités locales, pour pouvoir expliquer ensuite que la gauche pressure les ménages!

Il ne fallait pas supprimer la taxe professionnelle?
Bien sûr que si, mais sans cadeau pour les entreprises, et par une taxe sur la valeur ajoutée qui favorise les entreprises industrielles et les entreprises de main-d'œuvre. Nous l’avons proposé, nous n’avons pas été écoutés.

Vous décrivez un pouvoir forcément pyromane ou incompétent?
Je n’ai pas envie de faire dans la formule. Je constate un pouvoir qui obéit trop souvent à des motifs politiciens, au détriment de l’intérêt général et de l’avenir. Les faits sont là: un échec économique et social, et un Président qui veut mettre le pays sous sa coupe. Ainsi, sa réforme territoriale vise d’abord, par un changement de scrutin, à reprendre les collectivités locales à la gauche.

Vous ne faites pas crédit au Président de sa volonté de changement?
Changer pour quoi faire? Il faut retrouver le sens de la réforme. Qu’elle redevienne synonyme de progrès pour notre pays et pour les Français. Le PS avait fait des propositions pour relancer la décentralisation… Mais cela n’a pas intéressé le pouvoir. Après deux ans de démantèlement généralisé, on est aujourd’hui dans l’improvisation permanente: l’emprunt, la taxe professionnelle. Qu’est-ce qu’un pays où les collectivités territoriales, qui font 75 % de l’investissement national, ne savent pas le 15 novembre ce qu’elles vont pouvoir voter pour leur budget le 1er janvier, parce qu’on ne sait pas quelles seront leurs ressources? Tout le monde critique, même la majorité. On ne sait pas où on va.

Face à un tel pouvoir, le PS devrait prospérer…
Il va mieux. Il s’est remis au travail. Il est tout entier tourné vers les Français et vers le projet qu’il doit leur proposer. Dans le tour de France que nous avons engagé, les Français viennent très nombreux pour nous parler de la "France qu’on aime". Ils nous parlent du modèle social et de l’égalité, ils disent que la France se perd quand l’école et les hôpitaux sont affaiblis. Ils parlent de Sarkozy comme du "maire de Neuilly" qui ne les connaît pas. Ils sont inquiets de voir si malmenées les valeurs de la France.

Et pourquoi aller vers le PS pour conjurer ce système?
Parce que nous avons la responsabilité de porter avec la gauche rassemblée un modèle de société juste, durable et fraternelle.

Le PS a vraiment bougé?
Je le crois. Et je mets toute mon énergie pour que nous soyons au rendez- vous. Le parti se transforme profondément, s’ouvrant sur la société, imposant le non-cumul des mandats et organisant des primaires. C’est une condition de la crédibilité du projet que nous préparons.

Le moment "Vert" est-il passé?
Le résultat des Verts aux européennes, c’est, bien sûr, la figure de Cohn- Bendit, européen convaincu et écologiste. Mais c’est aussi à l’époque notre image dégradée. Et des catégories populaires qui ne vont pas voter pour une Europe qui les a oubliées. J’ai pris le succès d’Europe Ecologie comme quelque chose de positif: d’habitude, quand les gens ne sont pas contents des grands partis, ils votent pour les extrêmes.

Il n’y a plus de risque que les Verts passent devant le PS, qu’ils gagnent des régions?
Je n’ai jamais été obsédée par un tel risque.

Un sondage de CSA pour La Chaîne parlementaire donne Strauss-Kahn devant Sarkozy au second tour de la présidentielle… Mais il est le seul socialiste dans ce cas.
Attendez… Il y a huit mois, vous expliquiez que le Parti Socialiste était en crise, maintenant que nous pouvons gagner la présidentielle? C’est que ça s’améliore, non?

Par JDD - Publié dans : PS.WATTRELOS - Communauté : Les blogs socialistes
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Jeudi 5 novembre 2009

Le sujet de la délinquance des mineurs est suffisamment sérieux pour qu’on ne le traite pas par des annonces démagogiques, inapplicables, et stigmatisantes pour la jeunesse.
Les syndicats de policiers ne s’y sont pas trompés, soulignant les difficultés et l’inefficacité d’une telle mesure.

Comment cette mesure pourrait-elle être appliquée alors que le gouvernement supprime 2744 emplois de policiers et gendarmes dans le budget 2010, contrairement aux annonces faites en matière de recrutements par le ministre ?
Comment seront identifiés ces « mineurs délinquants » ?
Que fera t-on d’eux après leur interpellation ?

Il est temps dans ce domaine de passer des solutions d’affichage médiatique au traitement sérieux et responsable des questions posées. Les lois ne cessent de s’empiler, illustrant chaque jour davantage l’échec du gouvernement en matière de sécurité. Plutôt que d’agiter une énième mesure, à quelques semaines des élections régionales, le Parti Socialiste demande le renforcement des effectifs de police, notamment pour les actions de proximité, un meilleur accompagnement des familles et le renforcement des moyens de prévention de la délinquance au niveau local.

Par Jean-Jacques Urvoas - Publié dans : Parti Socialiste - Communauté : Les blogs socialistes
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Lundi 2 novembre 2009


 

Benoit Hamon a estimé ce dimanche sur Europe 1 que le débat sur l'identité nationale était "faussé" et relevait d'une "manoeuvre électorale". Concernant le renvoi devant la justice de l'ancien président Jacques Chirac, Benoît Hamon a estimé qu'il était "normal que justice passe".


Le parti socialiste n’a pas encore déterminé quel serait son "niveau d’intervention" dans le débat sur l’identité nationale lancé par le gouvernement. Mais Benoît Hamon a commencé à dévoiler la position du PS sur cette question ce dimanche en mettant en garde : c’est un débat "faussé" "qui relève d’une manœuvre électorale". Pour la majorité, il s’agirait de "limiter la casse aux régionales et de mobiliser l’électorat d’extrême-droite en sa faveur".

"Je suis attaché à l’hymne national, comme au drapeau. Je chante volontairement la Marseillaise", a assuré Benoît Hamon. "Mais attention, qu’on ne nous fasse pas croire que l’identité nationale se définit par rapport aux étrangers", a-t-il mis en garde. "Exploiter cette question de l’identité nationale sur le dos de celles et ceux qui sont les victimes de politiques antisociales, je trouve ça objectivement assez indigne", a estimé le porte-parole du PS.

A gauche, "nous n’avons pas de problème avec l’identité nationale, ni avec la République, ni avec la liberté, ni avec l’égalité, ni avec la fraternité", a insisté Benoît Hamon. Avant d’estimer que ce n’était pas le cas de Nicolas Sarkozy, citant dans l’ordre le discours de Latran sur le rôle du prêtre et de l’instituteur, l’affaire Jean Sarkozy ou encore le renvoi d’Afghans en charter. Sur la possibilité désormais d’organiser des charters communs au niveau européen, Benoît Hamon a parlé de "régression". "Je suis favorable à la régularisation des travailleurs sans-papiers", a-t-il indiqué.

Interrogé sur le renvoi en correctionnelle de Jacques Chirac, le porte-parole du PS a estimé qu’il était "normal que justice  passe". "Cette affaire montre l’importance d’un juge d’instruction indépendant. Si la réforme proposée par Nicolas Sarkozy qui vise à remettre en cause l’existence des juges d’instruction était passée, il est fort probable que sur un dossier comme celui-là, Jacques Chirac n’aurait pas été traduit devant un tribunal correctionnel", a jugé le socialiste.

Benoît Hamon a aussi demandé au chef de l'Etat de revenir sur sa décision de supprimer la taxe professionnelle, en qualifiant de "bonne chose" que des parlementaires UMP dont Jean-Pierre Raffarin aient rejoint le PS sur cette question.

Par Benoit Hamon - Publié dans : PS.WATTRELOS - Communauté : Les blogs socialistes
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Dimanche 1 novembre 2009

C'est une véritable fronde qui se prépare au Sénat. En effet, dans une tribune que publie aujourd'hui le JDD, 24 sénateurs, tous UMP, avec à leur tête l’ancien Premier Ministre Jean-Pierre Raffarin, expliquent pourquoi ils ne "voteront pas en l’état" le projet de suppression de la taxe professionnelle. Pour eux, "l'actuelle proposition n’est ni claire, ni juste, ni conforme à (leurs) convictions". Cet acte de rébellion n’est pas neutre. Il prive purement et simplement le gouvernement d’une majorité au Palais du Luxembourg et bloque l’adoption du budget 2010, en contrant un texte majeur pour le pouvoir: la réforme de la taxe professionnelle voulue par Nicolas Sarkozy.

"Nous sommes 24 à avoir mis notre nom en bas de cette tribune, explique Philippe Dallier, élu de Seine-Saint-Denis, mais je sais que beaucoup de nos collègues partagent nos idées et boycotteront ce texte."
 Le bras de fer promet d’être épique. Face à la grogne qui montait, le président de la République avait pris les devants en faisant passer le message: "Ma capacité à reculer sur la taxe professionnelle, c’est zéro de chez zéro."  Bercy a également fait comprendre à de multiples reprises que le climat n’est pas au compromis. Pour les sénateurs, le projet est difficile à accepter. La Haute Assemblée représente avant tout les collectivités locales. Dans ses rangs, on ne compte pas moins de quatre présidents de région et 31 de département et un grand nombre de maires, pour lesquels la TP est une source indispensable de revenus. "Nous ne sommes plus maîtres de rien, renchérit Philippe Dallier. Nous perdons notre autonomie financière. Et, en plus, le texte ne prévoit aucunement de rééquilibrer les ressources entre les communes riches et les communes pauvres. Dans ma ville de Pavillons-sous-Bois, je vais devoir reverser le surplus de taxe d’habitation à mes voisines beaucoup plus riches. C’est une réforme qui fige les inégalités."

A l’Assemblée nationale, le projet de loi est passé aux forceps, malgré la résistance de Gilles Carrez, rapporteur général de la commission des finances. Les députés attendent avec intérêt la réaction des sénateurs. Et certains sont prêts à repartir au combat. "Nous sommes conscients que les fondamentaux de l’économie ne sont pas bons, explique la députée du Val-de-Marne Marie-Anne Montchamp, mais on ne peut nous imposer des réformes à marche forcée pour autant." Dans un premier temps, les sénateurs veulent obtenir le report de ce volet de la loi. Ils rejoignent l’ancien Premier Ministre Edouard Balladur, lui aussi sceptique, qui suggérait mercredi dernier de voter la réforme des collectivités locales avant celle de leur fiscalité: "Il faut d’abord connaître les compétences des départements, des communes et des régions." Le budget doit être voté d’ici à la fin de l’année. Ce qui laisse peu de temps aux deux camps pour éviter la crise politique.  

Par Marie-Christine Tabet Le JDD - Publié dans : PS.WATTRELOS - Communauté : Les blogs socialistes
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Mercredi 28 octobre 2009
 Les 184 jours de présidence française de l’Union européenne (« PFUE « pour les intimes), au second semestre 2008 auront coûté aux contribuables entre 171 et 176 millions d’euros, soit environ 950.000 euros par jour. Vue de Bruxelles, la mini-polémique hexagonale autour de ce chiffre (qui n’a pas été révélé par Mediapart, mais bien par Euractiv.fr qui en a rendu compte le 21 octobre) fait sourire : après tout, la « Grande Nation » n’a jamais mégoté pour rappeler au reste du monde sa grandeur… Ces chiffres émanent d’un rapport spécial de la Cour des comptes commandé par le Sénat et débattu en séance publique le 20 octobre dernier devant la Commission des finances de l’auguste assemblée. En réalité, la somme finalement dépensée (151 millions d’euros directement affectée à la PFUE plus 20 à 25 millions d’euros dépensés par les différents ministères organisant des évènements) est inférieure au budget de 190 millions d’euros prévu à l’origine. Cette somme a servi à organiser les réunions ministérielles se déroulant en France (les conseils des ministres dit « informels »), les conseils européens des chefs d’Etat et de gouvernement (dont les frais sont en partie couverts par le budget européen), ainsi que les différentes manifestations culturelles liées à la PFUE. La somme peut paraître astronomique, surtout si l’on compare avec les présidences françaises  précédentes (14 millions d’euros en 1995 et 57 millions en 2000), à une époque où tous les conseils européens avaient lieu dans le pays de la présidence et non à Bruxelles, et avec les dépenses exposées par les présidences autrichienne, finlandaise, portugaise ou Slovène, comprises entre 70 et 80 millions d’euros. Mais voilà, comparaison n’est pas raison : Hubert Haenel, le président de la commission des affaires européennes du Sénat, estime qu’en « 1995 et 2000, on a surtout pompé sur les budgets des ministères, ce qui a nous a valu, à l’époque, des critiques justifiées de la Cour des comptes ». En clair, les dépenses liées à la présidence de l’UE n’étaient pas budgétées en tant que telle. Surtout, « on attend davantage d’une présidence française », ajoute Pierre Sellal, le secrétaire général du Quai d’Orsay et ancien Représentant permanent de la France à Bruxelles, d’autant que Paris a dû multiplier les réunions extraordinaires, entre la guerre en Géorgie et la crise financière et économique sans compter les sommets avec les pays tiers. Jamais auparavant, les chefs d’Etat et de gouvernement ne se sont rencontrés à un tel rythme. Malgré tout, la France a moins dépensé que l’Allemagne, au premier semestre 2007 (180 millions d’euros), ce que reconnaît la Cour des comptes.  En réalité, la Cour ne pointe qu’un vrai dérapage, le sommet de l’Union pour la Méditerranée du 13 juillet 2008 : la réunion des 43 chefs d’Etat et de gouvernement du pourtour méditerranéen organisé au Grand Palais a coûté à lui seul 16,6 millions d’euros. « Cela est dû à l’organisation tardive de ce sommet, puisqu’il a fallu attendre jusqu’au dernier moment pour savoir s’il aurait lieu », rappelle Pierre Sellal. « Et on paye l’absence d’un centre de conférences internationales à Paris, capable d’accueillir 43 chefs d’Etat et de gouvernement et 1900 journalistes ». C’est Jacques Chirac, alors maire de Paris, qui avait bloqué le projet mitterrandien d’un tel centre… Reste qu’on se demande comment on a pu dépenser, pour le sommet de l’UPM, un million d’euros pour le dîner des 43 chefs d’Etat et de gouvernement (on imagine qu’il s’agit aussi du dîner des délégations à ce prix), 91.456 euros de moquette, 136.895 de fond de scène, 194.977 euros de jardinières, etc.. On reste sidéré par de tels prix. Reste que la Cour des comptes relève bien pire chaque année dans une indifférence quasi générale. A l’avenir, ces dépenses liées à la présidence de l’Union européenne vont sérieusement diminuer, puisque la présidence tournante sera sérieusement limitée avec le traité de Lisbonne : seuls les conseils sectoriels (hors affaires étrangères et eurogroupe) resteront soumis à ce régime.



Photos: JQ Rédigé le 27/10/2009 à 18:20 dans Conseil européen, France
Par Parti Socialiste section de Wattrelos - Publié dans : Coulisses de Bruxelles, UE - Communauté : Les blogs socialistes
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Mardi 27 octobre 2009

Le nombre de demandeurs d’emploi continue d’augmenter en septembre : +44.900 pour les catégories A, B et C, qui incluent les personnes exerçant une activité très réduite. Ce chiffre est en forte augmentation par rapport aux mois précédents : +32.200 en août, +33.300 en juillet, +9.200 en juin.
Contrairement aux discours lénifiants du gouvernement, la crise sociale est violente et la situation continue de se détériorer. Le gouvernement doit cesser de nier cette réalité et prendre les décisions d’urgence qui font aujourd’hui défaut. Face à cette urgence sociale, le Parti Socialiste demande de prendre des mesures fortes pour aider les chômeurs et défendre l’emploi : de prolonger de 6 mois la durée d’indemnisation sur la base de 80% du salaire ; d’étendre les contrats de transition professionnelle à l’ensemble des bassins d’emploi, de porter la durée d’indemnisation à deux ans, d’augmenter le coût des licenciements pour les entreprises qui versent des dividendes ou rachètent leurs propres actions et d’instaurer une procédure de mise sous tutelle de l’entreprise par le tribunal de grande instance sur saisine des salariés en amont des licenciements.

Au-delà de l’action d’urgence pour l’emploi, il est aussi nécessaire de doter la France d’un vrai plan de relance économique, financé par la suppression des cadeaux fiscaux consentis par la droite aux plus riches. Il est urgent d’aider les entreprises, et d’abord les PME, qui souffrent aujourd’hui d’un effondrement de leurs commandes.

Le Parti Socialiste demande également que le service public de l’emploi ait les moyens d’assurer ses missions. En pleine crise économique et sociale, ces moyens sont aujourd’hui en baisse, ce qui place les salariés de Pôle emploi dans l’impossibilité de remplir correctement leur mission. Le projet de loi de finances pour 2010 poursuit ce démantèlement. Le budget de la mission « travail et emploi » diminue de 6% par rapport à 2009. Face à cette situation, le Parti Socialiste demande au gouvernement d’augmenter les moyens du service public de l’emploi pour assurer un accompagnement efficace des demandeurs d’emploi.

Par Alain Vidalies - Publié dans : PS.WATTRELOS - Communauté : Les blogs socialistes
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Samedi 24 octobre 2009

Dans la série « plus c'est gros, plus ça passe », le gouvernement vient de faire une nouvelle démonstration de ses difficultés à contenir le vent de révolte qui couve au sein de sa majorité. Alors que Bercy s'y était dit opposé, l'Assemblée nationale a adopté vendredi par 44 voix contre 40 un amendement instituant une taxe exceptionnelle de 10% sur les bénéfices des banques pour l'année 2010.

Nouveau couac ? Christine Lagarde aurait en tout cas eu de quoi être gênée par ce vote, elle qui avait attiré l'attention sur cette taxe en se prononçant très clairement contre, dans une interview accordée lundi aux Echos : « Il n'est pas question de prendre une mesure à caractère national qui plomberait le système bancaire français, qui s'est bien comporté pendant la crise. »

 Au lieu de cela, aussitôt la décision de l'Assemblée nationale connue, le ministère de l'Economie a immédiatement fait savoir à l'AFP qu'il s'agissait en réalité d'une « erreur technique ». Et à l'élu UMP Jean-François Lamour de voler au secours du gouvernement en expliquant avec embarras à France Info qu'il votait pour lui-même et un autre député et avait « appuyé sur le mauvais bouton ».  Le vote dudit amendement n'était pourtant que la suite logique de son adoption en commission des Finances de l'Assemblée nationale. Les voix de députés du Nouveau Centre et de l'UMP s'étaient déjà jointes à celle de l'opposition, et notamment du Président Socialiste de la commission Didier Migaud, à l'origine de la disposition qu'il justifiait dans Le Monde : « L'Etat ayant joué le rôle d'assureur de dernier ressort au cours de la crise bancaire de l'automne 2009, il est normal qu'il reçoive la contrepartie de cette couverture exceptionnelle en faveur de l'intérêt général. »

Cette surtaxe, prévue pour s'appliquer uniquement en 2010, aurait permis de rapporter entre un et deux milliards d'euros à l'Etat qui connaît un déficit record. Mais de la même manière que Bercy avait refusé d'entrer au capital des banques auxquelles il avait prêté de l'argent, il vient de nouveau de montrer son opposition à une trop importante ingérence dans les finances des établissements bancaires. Plaidant donc « l'erreur technique », le gouvernement a indiqué qu'il demandera lundi à l'Assemblée nationale d'annuler cet amendement par un nouveau vote. Une façon de faire qui est loin de plaire à Jérôme Cahuzac, député socialiste:

« Cette mandature a débuté il y a près de deux ans et demi et, si je comprends bien, les responsables de la majorité sont en train de nous expliquer que certains de leurs membres ne savent toujours pas faire la différence entre le vote pour et le vote contre… Je laisse aux Français le soin d'apprécier la vraisemblance de cet argument. »

 

Par Julien Martin - Publié dans : Rue89 - Communauté : Les blogs socialistes
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Vendredi 23 octobre 2009

Ces élections régionales sont majeures. L’enjeu est de protéger les Français face à la politique de casse sociale de la droite et de continuer à développer nos territoires. Ce combat doit tous nous mobiliser.

Ce peut être également l’occasion pour les Français de dire leur désaveu de la politique Nicolas Sarkozy.

Ces élections interviennent dans un contexte marqué par une crise économique et sociale majeure et par l’absence de réponse à la hauteur de la part du Président de la République et de son gouvernement.

Elles se dérouleront alors qu’est engagée une pseudo-réforme territoriale qui s’avère être, en réalité, un vrai tripatouillage politique. Elle vise essentiellement à changer les modes de scrutin pour permettre à l’UMP de récupérer le contrôle des collectivités locales perdues dans les urnes. Elle met en danger la pérennité des services publics et tourne le dos à l’avenir. C’est une vaste opération politicienne que nous devons dénoncer haut et fort.

1 - Des projets ambitieux pour les territoires

Nous pouvons nous appuyer dans cette bataille des régionales sur un solide bilan, reconnu par les Français. Il faudra défendre fièrement le travail réalisé à la tête des régions que nous avons gouvernées.

  • Avec nos plans régionaux, nous avons donné à la France son vrai plan anti-crise pour pallier la défaillance du gouvernement.
  • Avec l’investissement dans la recherche, dans le développement des universités et dans les pôles technologiques, nous avons préparé l’avenir alors que le gouvernement le sacrifie.
  • Pour l’environnement et la préservation de la planète, nous avons investi massivement dans le développement durable et les transports en commun, alors que le gouvernement n’a toujours pas prévu de financement au-delà des effets d’annonce du Grenelle de l’environnement.
  • Nous avons agi pour la rénovation des quartiers et des banlieues et le développement rural, alors que le gouvernement accumule les plans banlieues sans effet et sacrifie les territoires en étouffant les collectivités.
  • Pour les jeunes, nous avons fait des efforts considérables en matière de formation professionnelle et nous avons conduit une modernisation sans précédent de nos lycées.

Forts de nos bilans, nous devrons aussi proposer des projets ambitieux pour la nouvelle mandature. . Au plan national, un groupe de travail a été mis en place qui a pour principal objectif de définir les propositions communes des socialistes pour les Régions. Cette tâche est essentielle pour apporter une cohérence dans notre campagne et pour démontrer que, dans le cadre des compétences de Régions, une politique globale, alternative à celle du gouvernement, est possible.

2 - Les meilleures équipes pour nos régions

Si le projet est essentiel pour l’emporter, la composition des listes est tout aussi déterminante. C’est une tâche à laquelle les premiers des socialistes, qui ont la responsabilité de la coordonner en lien avec les premiers fédéraux, doivent apporter toute leur attention.

Une liste, c’est une équipe constituée de femmes et d’hommes dans lesquels les territoires doivent se reconnaître. C’est une équipe qui doit être la mieux à même de porter demain nos projets pour les régions et d’incarner l’excellence et la diversité territoriale.

Il faudra puiser dans les forces de notre Parti et veiller au rassemblement de ses différentes sensibilités politiques, et en même temps faire appel à des personnalités reconnues pour leurs engagements dans la société et à même d’entraîner une dynamique en faveur de nos listes.

Composées aux couleurs de nos régions, elles devront prendre en compte la diversité de la société que nous voulons représenter. Elles devront permettre le renouvellement pour qu’une nouvelle génération d’élu(e)s puisse apparaître.

3 - Des alliances claires

Avec un projet fort, des équipes de qualité, la stratégie électorale constitue la troisième clé du succès. Les socialistes doivent avoir une stratégie électorale claire.

L’ambiguïté des positionnements, les atermoiements et les alliances à périmètres variables suivant les Régions ne feraient que favoriser nos adversaires à droite et nos concurrents à gauche.

Le rassemblement de la gauche et des écologistes est notre priorité. Une fois seulement la gauche rassemblée, nos listes pourront s’ouvrir au second tour à toutes celles et tous ceux qui veulent se retrouver autour d’un projet de gauche, dans la clarté et la cohérence des alliances électorales dans toutes les régions.

Par Bureau National - Publié dans : PS.WATTRELOS - Communauté : Les blogs socialistes
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Jeudi 22 octobre 2009

Le Parti Socialiste exprime sa profonde indignation face à la profanation des huit tombes de soldats marocains dans le cimetière de Montjoie-Saint-Martin (Manche). Il condamne fermement cet acte abject, sur ces tombes délibérément choisies. Le Parti Socialiste demande au gouvernement de faire diligence pour que le ou les auteurs de ces actes inadmissibles soient rapidement identifiés.

À travers ces soldats marocains, c’est la France elle-même qui est blessée dans son identité.

Par Pouria Amirshahi - Publié dans : PS.WATTRELOS - Communauté : Les blogs socialistes
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